JOUX

Joux en bref

L’HISTORIQUE DU SITE

Le nom « Joux » serait d’origine gallo-romaine, évoquant le dieu Jupiter par son emplacement élevé propice à recevoir la foudre. Plus sûrement la création de notre village est liée à l’existence du bourg de « Gencious », chef lieu au XIIIème  siècle de l’ancienne commanderie templière, suivie de celle des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem. La construction de l’église dédiée à Saint Martial témoigne de la mémoire encore bien vivante à cette époque de cet évangélisateur du Limousin au IIIème siècle.

Cependant le choix de l’emplacement originel de « Gencious »  pourrait résulter, comme pour la plupart des villages ou hameaux du haut moyen-âge, des sites d’occupations mérovingiens et carolingiens associés à leurs nécropoles. Ainsi 64 communes de notre départements, 75 sites et 300 sarcophages de pierre témoignent encore aujourd’hui de leur présence en Creuse.

Quant au petit village de Joux situé à 2km du centre bourg de « Gencious », il résulte probablement du développement des défrichements agricoles induisant le déplacement des habitats afin d’exploiter au mieux les nouveaux territoires en fonction du développement démographique et des évolutions techniques.

Plus particulièrement, le site patrimonial qui nous concerne aujourd’hui appartient historiquement aux « biens de section » de ce village/hameau, héritage de la révolution française. Ils résulteraient, depuis le haut moyen-âge, des concessions accordées aux paysans des campagnes par les seigneurs ou les ecclésiastiques, afin d’entretenir leurs domaines en incitant les habitants à y demeurer. On les dénommait alors les « communaux ».

En général il s’agissait de chemins, des fossés et des haies qui les bordent, de maigres bois et landes voire parfois d’un étang. Ils servaient à l’entretien des bestiaux, à la fourniture de petit bois de chauffage, etc… 
Les avantages que procurait le droit d’accès aux landes et pâtures permettaient aux paysans les plus démunis de posséder au moins une chèvre, une ou deux brebis, plus  rarement une vache, de quoi ajouter quelques laitages à une nourriture basée principalement sur la culture du seigle et quelques raves, des choux, ou des pois.

L’époque révolutionnaire donnera un fondement juridique par la loi à une réalité sociale déjà bien établie. Par la suite, la disparition des « banalités » féodales, taxes imposées à l’utilisation du four et du moulin seigneuriaux, incitera les villages et hameaux à développer leurs propres installations communautaires dans le nouveau cadre des « biens de section ».

Aujourd’hui le site historique de Joux conserve encore un ensemble d’éléments homogènes particulièrement intéressants, pour certains datant du XVIIIème siècle. Son patrimoine est composé : d’un étang ancien et d’un barrage-poids déjà présents sur le cadastre napoléonien de 1832 ; d’un moulin à eau à roue horizontale, antérieur au cadastre napoléonien ; d’un four à pain à foyer central, apparaissant sur ce même cadastre napoléonien, complété d’un bujadier (cuve à lessive en granite) ; d’une fontaine rustique, alimentation historique au cœur du village ; d’un ensemble bâtiments-ferme flanqué d’une tour ronde classée aussi au « Patrimoine de France » ; Une croix originale du sculpteur Jean Cacaud, dédiée « aux filles de Joux » et inscrite au « Musée du Patrimoine de France », surplombe malicieusement la digue de l’étang.

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